24 HEURES – Lausanne, le 25
novembre 2000
Le Grand Quotidien Vaudois
VEVEY - JUIN 2001
La «ville d'images» fait de l'oeil au petit écran.
Un nouveau marché international de l'audiovisuel.
Dans la région veveysanne, le nom de Costa Haralambis est d'abord associé à la création de la chaîne de télévision régionale ICI-TV. Après en avoir tenu les rênes jusqu'en mai dernier, ce passionné du petit écran a choisi de revenir à ses premières amours, sous une forme toutefois plus globale.
Ayant pu constater, au cours de ces cinq années de direction, que les médias électroniques de diffusion modeste n'avaient guère voix au chapitre dans les grands salons destinés à la vente et à l'échange de programmes, il a ainsi décidé d'organiser à Vevey le premier Marché international des télévisions & radios indépendantes (MITIL). La manifestation se déroulera du 20 au 23 juin prochain entre la Salle Del Castillo, le Théâtre de Vevey et les Galeries du Rivage. Elle se composera de trois volets distincts, exclusivement réservés aux professionnels de l'écran et des ondes: un marché de programmes, une exposition technique et un cycle de conférences. Le budget de l'ensemble. qui se monte à 1,3 millions de francs, sera assuré par la finance d'inscription des visiteurs, la contribution des exposants et les parrainages, notamment de la part des fondations VEVEY - Ville d'Images et Swissmedia.
«Logique de bistrot»
Selon Costa Haralambis, le MITIL a été pensé dans une "logique de la table de bistrot", l'idée générale consistant à mettre autant de diffuseurs que possible (y compris des diffuseurs web) en contact les uns avec les autres. Combien? A l'heure actuelle, le nombre de participants est impossible à estimer dans la mesure où les organisateurs viennent tout juste de passer à la phase de promotion active.
Original, ce symposium cathodique et hertzien se pose en contrepoint à d'autres salons du même type, mais réservés à des chaînes de format national. "Notre plate-forme veut également développer un réflexe d'achat plutôt que de production de programmes: quand on a une taille régionale, il est non seulement beaucoup moins avantageux, mais encore beaucoup plus monotone de réaliser des programmes maison" conclut Costa Haralambis. E. C.